L'éthique de l'IA en rédaction
Garder la décision, expliquer les usages et protéger les données. L’arrivée d’un outil ne déplace pas la responsabilité de la signature.
L’essentiel
L’humain signe et répond
Publier, titrer, cadrer : aucune décision éditoriale ne se délègue. L’IA n’a ni votre flair ni votre déontologie. Votre signature engage une promesse faite au public.
La transparence proportionnée
Le lecteur doit savoir quand l’IA façonne substantiellement ce qu’il reçoit : texte généré, image de synthèse, voix clonée ou traduction de citation. Une transcription relue ou une suggestion de titre relève de l’outillage. La mention doit éclairer l’usage réel.
L’authenticité
Une image générée doit être étiquetée. Elle ne se présente jamais comme la photographie d’un événement d’actualité. Déguiser le synthétique en réel détruit la confiance que le média a pour mission de préserver.
La protection des données
Interviews non publiées, documents confidentiels et identités de sources ne se transmettent pas à un outil que vous ne maîtrisez pas. Ce que vous y déposez peut échapper à votre contrôle. Protéger l’information recueillie fait partie de la responsabilité qui vous appartient avant, pendant et après la publication.
Le réflexe à emporter
Avant de transmettre un document à un outil, identifiez ce qu’il révèle sur vos sources. Avant publication, identifiez ce que le public doit savoir sur l’usage de l’IA. Ces deux contrôles prolongent votre responsabilité éditoriale.
À vous de jouer
Rédigez la charte IA de votre rédaction (ou la vôtre, si vous êtes indépendant) : six articles, sur le modèle ci-dessus, adaptés à vos réalités. Soumettez-la à deux confrères, puis affichez-la.