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Outils / Leçon 19

L'éditorial : quand le journal prend position

Quand le journal prend position, sa responsabilité est collective. Un fait déclencheur, une argumentation et une position claire donnent le cap.

3 min de lectureAdaptation pédagogique du manuel

L’essentiel

Trois conséquences pratiques

L'anonymat fréquent : souvent non signé, ou signé du directeur de la publication, l'éditorial parle d'une seule voix pour toute la maison — c'est pourquoi, dans les grandes rédactions, il se discute collectivement avant d'être écrit. La gravité du ton : pas de plaisanteries de billet ni de coquetteries de chroniqueur ; on argumente, on pèse, on conclut. La responsabilité maximale : une erreur dans un éditorial n'abîme pas un journaliste, elle abîme le journal.

D'où une règle d'économie que les meilleures maisons respectent : l'éditorial se mérite. Un journal qui éditorialise sur tout ne pèse sur rien ; celui qui réserve sa voix institutionnelle aux grandes occasions transforme chaque prise de position en événement.

Une structure en trois temps

La structure type est d'une sobriété militaire : le fait qui motive la prise de position ; l'argumentation — y compris l'examen honnête des objections ; la position, nette, sans échappatoire.

Un éditorial qui ne conclut pas est une fuite en colonnes.

Le réflexe à emporter

Distinguez sur votre brouillon le fait déclencheur, l’objection la plus sérieuse et la position défendue. Si la conclusion pourrait convenir à n’importe quel événement, elle manque encore de précision et de responsabilité.

À vous de jouer

Trouvez trois éditoriaux récents de journaux africains. Pour chacun : le fait déclencheur ? Les objections examinées ? La position finale est-elle nette, ou le texte se défile-t-il ?

Mes notes de lecture

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