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Outils / Leçon 20

La tribune libre : l'op-ed, mode d'emploi

Défendre une idée avec des faits, répondre aux objections et proposer une action. La tribune ne se contente pas d’exprimer une humeur.

3 min de lectureAdaptation pédagogique du manuel

L’essentiel

La mécanique en cinq temps

Saisissez un enjeu que vous connaissez vraiment — ne trichez pas, on s'en apercevra — et de préférence durable. Identifiez le problème précis qui, dans cet enjeu, menace le public : focalisez, focalisez, focalisez. Frappez d'entrée : l'op-ed n'est pas une dissertation qui se déroule lentement vers sa conclusion — c'est l'inverse. Vous énoncez votre conclusion d'abord, en une affirmation forte d'environ vingt-cinq mots, puis vous passez le reste du texte à la défendre. Défendez : 500 à 700 mots au total, des faits et des chiffres qui servent directement votre affirmation, des sources tierces — études, documents, déclarations — et de l'émotion. Proposez une solution, claire et audacieuse : esquivez-la et vous perdez votre lecteur.

Le ton

Personnel et conversationnel, tranché sans être outrancier — soyez la voix de la raison, avec, comme disent les Anglo-Saxons, du feu dans le ventre. Verbes actifs, phrases courtes, zéro jargon.

Les faits donnent des raisons d'être d'accord ; l'émotion donne l'envie d'agir.

Le réflexe à emporter

Écrivez d’abord votre proposition, puis posez cette question : qui doit faire quoi ? Remplacez les vœux généraux par une action compréhensible et reliez chaque argument à la solution que vous défendez.

À vous de jouer

Trouvez deux tribunes publiées cette semaine. Pour chacune : l'affirmation d'ouverture tient-elle en 25 mots ? Où est la solution proposée ? L'émotion sert-elle les faits, ou les remplace-t-elle ?

Mes notes de lecture

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